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« Aujourd’hui, cette association est devenue une ONG et qui est membre de l’Union Africaine des ONG de Développement et membre de l’UONGTO dont moi-même je suis dans le conseil d’administration en tant que représentant de la région maritime »

Sylvain AKATI, Président de l'ONG AJEDI

Le développement durable et la protection de l’environnement nous appelle tous. Nombreuse sont ces ONG qui luttent pour ce développement et la durabilité de l’environnement. Parmi ces ONG, l’on peut noter AJEDI (Association des Jeunes pour le Développement Intégral). Créée en 2008 par les jeunes étudiants, elle se situe à Lomé, quartier Hédzranawoé non loin de l’Hôtel Balkan. Pour mieux connaitre cette ONG, la plateforme Assistance Nature Environnement et Développement Durable ANEDD a rencontré le président Sylvain AKATI qui a accepté nous parler.

Bonjour monsieur Sylvain Akati, vous êtes le président de l’ONG AJEDI. Que doit-on savoir exactement de cette ONG ?

Comme vous venez de le dire, je suis effectivement le président de l’ONG AJEDI (Association des Jeunes pour le Développement Intégral) qui est créé en 2008 avec l’ensemble de jeunes talentueux sortis de l’Université et qui n’avaient pas d’emploi. On s’est réuni pour créer depuis 2008 une association qui jusqu’alors fait son petit bonhomme de chemin. Aujourd’hui, cette association est devenue une ONG et qui est membre de l’Union Africaine des ONG de Développement et membre de l’UONGTO dont moi-même je suis dans le conseil d’administration en tant que représentant de la région maritime.

Alors quels sont les objectifs de votre ONG ?

Les objectifs sont multiples mais nous pouvons énumérer entre autres l’atteinte des ODD surtout l’objectif de développement durable 14 pour la protection de l’éco-marine et les produits aquatique, il y a aussi l’environnement. Vous savez que je suis le deuxième rapporteur de ce grand projet qu’est la REDD+ qui lutte contre le changement climatique et la gestion des forêts. A côté de tout ceci, chez nous, nous avons essayez de ramener tous les artistes à s’organiser en syndicat, ce qui a été fait ; maintenant nous continuons par renforcer les capacités et l’artisanat nous attend aussi de l’autre côté et voilà quelques objectifs que je peux vous citer.

Quels sont les activités que l’ONG AJEDI a déjà menées sur le terrain ?

Il y a plusieurs activités, nous, chaque année nous réalisons d’activités et nous ne pouvons pas tout énumérer ; mais je peux citer certaines de ces activités. Avec la REDD+ notre équipe que vous voyez former de femmes dynamique seulement, nous avons fait une évaluation environnementale en mars-avril sur toute l’étendue du territoire notamment dans le Cuesta de Bombouaka et les collines de mont Kabyè. Nous avons aussi aidé à sensibiliser les acteurs de Sotouboua sur les changements climatiques. Concernant l’artisanat, nous avons organisé des artistes en un syndicat et je crois que vous voyez les effets sur le terrain. Au niveau de l’économie bleue, vous nous avez suivis depuis sur notre tournée. Voilà quelques unes de nos activités. Il faut dire que nous ne pouvons pas tout vous dire. L’ONG AJEDI est sur toute l’étendue du territoire et de ce fait vous comprenez que c’est des points focaux qui viendront compiler les activités à chaque niveau.

Comment faire donc pour bénéficier des actions de votre ONG ?

C’est simple, pour bénéficier des actions de AJEDI, comme je vous le disais il y a des points focaux qui identifient des besoins sur des études et on réfléchit sur la faisabilité, par exemple les acteurs de Sotouboua sont entrain de bénéficier d’un projet au niveau des ambassades des Etats Unis d’Amérique qu’on appelle SelfHelp; nous sommes entrain de les aider à rentrer en possession de ces subventions, alors comment on a pu les identifier c’est ça la question. Cela résulte de la tournée et on a pu faire des analyses sur la fabrication de Tapioca et du Gari. C’est simple alors ceux qui connaissent le siège peuvent venir et de là on va discuter des problèmes, les circonscrire et recadrer leur projet et les aider à faire sortir un bon plan d’affaire pour eux et dans ce sens on va chercher les financements ensemble.

Vous êtes le deuxième rapporteur de la REDD+, ce projet qui est dans sa phase de préparation. Dites-nous  à quel stade êtes-vous actuellement ?

Merci pour cette question. Nous avons travaillé avec non seulement les journalistes mais également avec les femmes, les acteurs de la société civile, les jeunes. Alors les journalistes étaient les derniers avec lesquels nous avons travaillé. Et on s’était dit qu’ils devraient s’organiser pour accompagner le processus pour la mise en application du document de mise en œuvre de la stratégie de préparation, mais depuis là rien n’est fait mais on les attend. Ceci dit, vous allez constater que nous sommes toujours dans le processus de préparation et ce processus fini le 31 décembre donc tous les documents que nous sommes entrain de réaliser seront peaufiné pour qu’en 2018, nous puissions faire la mise en application ou la mise en œuvre.

Parlons à présent de ce projet transfrontalier entre le Bénin et le Togo pour la création de la réserve de biosphère appelé RBTM. Cette réserve a été reconnue par l’Unesco et publier le 14 juin 2017. Ceci donne la chance aux deux pays d’être dans le patrimoine mondial de l’Unesco. Dites-nous ce qu’on peut espérer de cette reconnaissance ?

D’abord il faut que je vous dise que c’est une bonne nouvelle, c’est avec cela qu’on dit que le travail paye ; et voilà ça a payé et a amené notre pays sur l’échiquier international. Mais sachiez que ce n’est pas tout, si vous allez vers le nord, il y a un grand travail qui se fait à Takpanba et Kourma, il y a des sites qui sont aussi entrain d’être améliorer là. Et c’est ça que la REDD+ fait. Elle travaille ainsi sur quatre (4) axes à savoir l’agriculture intelligente, la gestion durable des forêts, l’énergie traditionnel et les reformes foncières. Et tout ceci nous permettra de garder cette richesse que Dieu nous a donnée.

Vous venez de parler d’énergie. Dite-nous s’il y a un effet secondaire en restant sous ces lampadaires solaire soit sur les nourritures vendues par les bonnes dames pendant les nuits soit sur leur santé ?

Non, il y a aucun effet secondaire. C’est pourquoi, nous sommes entrain de faire sa promotion. Ainsi nous conseillons à laisser l’énergie électrique qui coûte chère au détriment de l’énergie solaire. Nous avons le soleil en Afrique mais on en profite pas alors on a choisi capter le soleil et transformer en énergie pour servir dans nos besoins. Il faut aussi dire que nous mettons l’accent sur le reboisement. Ceci dit, il n’y a aucun effet secondaire. Et c’est ce que dit l’axe trois de la REDD+.

Chaque fin d’année les ONG organisent souvent certaines activités. Alors l’année 2017 tend vers sa fin, qu’en est-il de l’ONG AJEDI ?

Si vous jetez un coup d’œil sur notre tableau d’affichage, vous verrez que chaque année nous organisons des activités dans plusieurs villages et nous nous préparons encore pour cette fin d’année. Nous choisissons un village, un quartier pour faire des dons aux personnes démunies et on l’appelle Noël pour tous les Enfants. Voilà ce projet que nous avons démarré depuis 2014 fait son petit bonhomme de chemin. Et cette année aussi l’équipe de AJEDI va réfléchir et choisir un village qui va bénéficier des dons, sinon l’année passée c’est le village d’Avéta qui a bénéficié des dons de l’ONG AJEDI.

Nombreux sont ces villages ou ces personnes qui ne connaissent pas votre ONG. Avez-vous une stratégie pour se faire connaitre dans ces villages reculés ?

Je pense que c’est ce que vous êtes entrain de faire pour nous. Et nous vous remercions d’avance. Mais sachiez que nous étions entrain de chercher des points focaux ou des représentants dans les villages. On ne peut pas être partout en même temps d’où l’importance des points focaux. Si on prend Attitogon dans le Bas Mono chez vous, si on trouve un représentant là-bas, il va identifier les problèmes et on y travaillera ensemble. Vous savez aussi que le Togo est un petit pays mais très vaste, ça va aller, nos objectifs seront atteint.

Une question de choix. Vous pouvez répondre ou pas. Monsieur Akati, être un environnementaliste, un acteur de l’environnement ou de développement durable, y a-t-il un lien avec la politique ?

(…..Rire) Je ne crois pas mais plutôt la politique de développement, oui, car la politique politicienne est différente de la politique de développement. Nous, nous ne sommes pas dans la politique mais nous sommes acteurs de développement et de l’environnement et il faut dire que c’est bien. Nous luttons contre la déforestation et la dégradation des sols, c’est ça même la REDD+. Elle n’est pas seulement composé de l’Etat, sachez qu’il y a des journalistes, Fetaph, Cetop la thématique des producteurs, il y a la société civile dont je suis le deuxième rapporteur dans le comité national, il y a aussi le consortium des femmes Redd+, les jeunes de CNJ,  donc c’est un processus transparent et inclusif alors tout le monde est impliqué et il faut atteindre l’objectif du développement durable ODD d’ici 2030. Donc la politique appartient aux politiques et le développement aux développeurs (…rire)

Monsieur Sylvain Akati, président de l’ONG AJEDI, l’équipe de la plateforme d’information ANEDD (Assistance Nature Environnement et Développement Durable) vous remercie

Merci beaucoup. L’ONG AJEDI aussi tient à remercier vos lecteurs et toute votre équipe. Le développement nous appelle tous. Merci beaucoup.

 

Interview réalisée par Hervé Komi ADJAHO, Directeur de ANEDD

Tag(s) : #INTERVIEWS
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