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Vue d'ensemble de la salle de formation

La gestion administrative d’une organisation, éléments clés de la gestion administrative, pistes d’intégration de nouveaux outils de gestion administrative, gestion financière d’une organisation sont les thèmes autour desquels les membres des associations ARIFAD (pour la forêt sacrée Akissa) et FAH GBAGA (pour la protection et la conservation des mangroves) ont été formé par les premiers responsables de l’ONG Cosol Pg et la GIZ à Avévé dans le canton d’Aklakou, préfecture des Lacs. Cette formation a lieu au cours d’un atelier de trois (3) jours, les 13, 14 et 15 septembre 2017.

La Coopérative de Solidarité Partenê Group appuie les populations riveraines des cantons d’Aklakou et d’Agouégan dans une logique de localisation des ODD, Objectifs de Développement Durable y compris la conservation de la biodiversité. Ainsi, en vue d’améliorer les résultats attendus de la gestion d’une réserve de biosphère, il s’avère utile de renforcer les capacités organisationnelles et opérationnelles des gestionnaires mandatés grâce à la mise à disposition des techniques et outils de gestion administratives et financières d’une association.

Associaton ARIFAD d'Adamé pour la forêt AKISSA

Le formateur Armand AGUIDI, Conseiller Technique en développement sur le projet RBT/GIZ a tenu dans son introduction à décrire le rôle de chaque membre du bureau exécutif d’une association, l’importance d’une Assemblée Générale, le rôle de commissaires aux comptes. Ceci a permit aux deux associations de se retrouver en travail de groupe pour d’abord relever les problèmes qui minent les associations, les insuffisances et proposer les actions à mener pour la bonne marche des associations.

Selon le secrétaire de Fah Gbaga (Fédération des Associations de Houéto du chenal de Gbaga) Yao Emmanuel DEGBOE, les enjeux sont nombreux ; « Le manque de matériel sur le terrain et de bureau. Aussi faudrait que la piste qui mène vers la rive soit aménagé. Nous remarquons qu’avec cette inondation qui est encours a détruit les palétuviers, ceci va nous pousser à conscientiser les riverains sur l’implantation de nouveaux palétuviers et essayer d’enlever les mauvais herbes qui encombrent la rive du chenal » a exposé Yao Emmanuel DEGBOE SG FAH GBAGA. Il continu en précisant les défis de leur association. La sensibilisation pour les travaux, le renforcement des capacités des membres, la promotion de l’écotourisme. Ici, il met l’accent sur l’autofinancement de l’association d’ici 10 ans et sa reconnaissance étatique. Pour ARIFAD (Association des Riverains de la Forêt sacrée Akissa Dagbénéba), le secrétaire général, en la personne de ABOKI Hounkpati, l’enjeu premier est le réaménagement de la route Adamé-Aklakou, l’implication des hommes dans l’assainissement communautaire. «  Nous manquons de matériel de travail pour le reboisement, aussi il faut une sensibilisation pour avoir une adhésion totale de la population » a-t-il indiqué. Pour lui, la réalisation d’un plan de travail, les convocations de réunion hebdomadaire, l’acquisition d’un bureau pour l’association. Ainsi avec tous les membres, l’on doit délimiter le niveau de l’eau quand le mono déborde son lit.

Association FAH GBAGA pour les mangroves du chenal

Le formateur n’a pas caché sa satisfaction à la fin de la formation. « Aujourd’hui, c’est qui est important dans la vie des associations, c’est l’organisation administrative et la gestion financière. Nous avons regroupé ces deux associations pour leur inculquer les notions de gestion administrative. Chaque membre du bureau doit connaitre son rôle. Exemple le président doit savoir que c’est à lui de convoquer les réunions ou AG, et quand il ne le fait pas le secrétaire doit être en mesure de le faire. L’autre point c’est la rédaction des PV, procès verbal. Et c’est à chaque réunion ou assemblée générale. Alors on reconnait que dès fois c’est la gestion financière qui devient source de conflit dans les associations. Nous leur avons parlé de cela. Un rôle dédié aux commissaires aux comptes qui doivent souvent vérifier les activités financières et contrôler tout. L’apposition des signatures. Tout cela pour une transparence totale dans la gestion financière et permettra un développement de l’association qui fera sans doute le compte à l’assemblée générale » a indiqué Armand AGUIDI, conseiller technique en développement sur le projet réserve de biosphère transfrontalière du Mono RBT/GIZ.

Cet atelier vient consolider l’effort des associations dans le domaine de gestion. Les structures de gestion sont enfin familiarisées à la gestion administrative d’une association, la gestion des ressources naturelles et la vie associative, la maitrise de la gestion comptable et financière.

Hervé le Prince

Tag(s) : #REPORTAGES
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