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Kpati AGUEY, Coordonateur ONG Cosol PG

Le Togo célèbre ce mercredi 27 septembre 2017, la journée mondiale du tourisme comme c’est le cas dans les autres pays du monde. Le Togo dispose de plusieurs sites touristique dont le complexe a été enregistré depuis le 14 juin 2017 par Unesco comme réserve de biosphère. Dans cette réserve l’on peut noter les sites comme le site ornithologique d’Agokpamé, le site des hippopotames d’Afito, le site de Togodo, de la forêt sacrée Godjé-godjin, Akissa etc., des sites qui sont préservés par des communautés avec l’aide des ONGs.

Aujourd’hui, la journée mondiale du Tourisme vient donner une nouvelle image à l’activité du tourisme pour un meilleur développement d’où le thème de cette année 2017 qui s’intitule : « Le tourisme durable – outil de développement »

Cette journée a pour objectif principal, comme fixé par l'OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), la prise de conscience de l'importance du tourisme du point de vue social, culturel, économique et même politique.

A l'occasion de cette journée le coordonnateur de l'Ong Cosol Pg, Kpati AGUEY reçu au téléphone de la rédaction de E-PLUS a tout d'abord fait l'éloge du travail qui se fait dans la réserve de biosphère avant de revenir sur les manquements d'infrastructure qui se font remarquer dans le développement du tourisme au Togo.

"Le thème de cette année est bien choisi, il s'agit du tourisme durable, un outil de développment car les milieux, ou les communautés commencent par voir loin à travers le grand travail qui se fait sur ces sites" a-t-il expliqué. Selon monsieur Kpati de Cosol Pg,  ce secteur prend de l'envol mais il manque des infrastructures  pour acceder les lieux, ce qui réduit l'affluence sur ces sites. Le coordonateur de Cosol appelle l'Etat à s'impliquer plus dans ce secteur de tourisme.

A cet effet, Le Saint-Siège a publié le 1er août dernier, un message pour la Journée mondiale du Tourisme 2017 signé par le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, préfet du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral. Ainsi « l’Église offre sa contribution, en lançant des initiatives qui placent réellement le tourisme au service du développement intégral de la personne », explique le cardinal Turkson dans ledit message.

La rédaction de Nature Environnement et développement Durable a eu copie dudit message. Voici un extrait :

“Tourisme durable: un instrument au service du développement”

« …À l’occasion de la Journée Mondiale du Tourisme, qui comme d’habitude sera célébrée le 27 septembre prochain, l’Église s’unit à la société civile pour s’intéresser à ce phénomène, convaincue que toute activité authentiquement humaine doit trouver une place dans le cœur des disciples du Christ. Pour la première fois, ce message est publié par le nouveau Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral, étant donné que cela fait partie de sa mission. L’Assemblée générale des Nations-Unies a proclamé l’année 2017 «Année internationale du tourisme durable pour le développement». À juste titre, l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a fait sienne cette décision en choisissant comme titre pour la Journée de 2017: «Tourisme durable : un instrument au service du développement ». Quand nous parlons de tourisme, nous faisons référence à un phénomène d’une grande importance, tant par le nombre de personnes concernées (voyageurs et travailleurs) que par les nombreux bienfaits et bénéfices qu’il peut offrir (aussi bien économiques que culturels et sociaux), mais aussi à cause des risques et des dangers qu’il peut représenter dans de nombreux domaines. Selon le dernier baromètre de l’Organisation Mondiale du Tourisme, se rapportant à l’année 2016, le nombre d’arrivées touristiques internationales s’élève à environ 1 milliard 235 millions. Au niveau mondial, le secteur représente 10% du PIB et 7% du total des exportations, compte tenu qu’un emploi sur 11 se situe dans le secteur du tourisme. Celui-ci occupe donc une place importante dans les économies des différents États et dans les politiques qui tendent au développement inclusif et à la durabilité environnementale au niveau global…. Le tourisme peut être un important instrument pour la croissance et pour la lutte contre la pauvreté. Cependant, selon la doctrine sociale de l’Église, le développement véritable «ne se réduit pas à la simple croissance économique». De fait, pour être authentique il «doit être intégral», c’est-à-dire «promouvoir tout homme et tout l’homme», comme le relève la Lettre encyclique Populorum progressio….. L’Église offre sa contribution, en lançant des initiatives qui placent réellement le tourisme au service du développement intégral de la personne. Voilà pourquoi on parle de «tourisme à visage humain», qui se réalise en projets de «tourisme de communauté», «de coopération», «de solidarité», ainsi que dans la mise en valeur du grand patrimoine artistique qui est une véritable «voie de la beauté».

Dans son discours aux Nations Unies, le Pape François affirmait: «La maison commune de tous les hommes doit continuer à s’élever sur une juste compréhension de la fraternité universelle et sur le respect de la sacralité de chaque vie humaine, de chaque homme et de chaque femme […]. La maison commune de tous les hommes doit aussi s’édifier sur la compréhension d’une certaine sacralité de la nature créée ». Que nos efforts puissent être vécus à la lumière de ces paroles et de ces intentions ! » Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Préfet.

Le tourisme est considéré comme durable lorsqu’il prend pleinement en compte ses répercussions économiques, sociales et environnementales, actuelles et futures, tout en répondant aux besoins des visiteurs, de l’industrie touristique, de l’environnement et des communautés d’accueil.

Ce secteur du tourisme durable utilise ainsi de façon optimale les ressources environnementales, respecte les communautés d’accueil et assure la pérennité des activités touristiques, de sorte que l’ensemble des retombées économiques soient équitablement partagées. Dans ce cas, le tourisme durable est un instrument d’élimination de la pauvreté, de préservation de l’environnement et d’amélioration de la qualité de vie, particulièrement dans les pays en développement. Alors un tourisme bien conçu et bien administré peut largement contribuer aux trois dimensions du développement durable, économique, sociale et environnementale, créer des liens avec d’autres secteurs, génère des emplois décents tout en ouvrant la porte sur des débouchés commerciaux. Il est donc indispensable que tous les acteurs par exemple les Ong comme Cosol Pg, Agbozégué, CDAC etc., y compris les entreprises du secteur, soient conscients de ces opportunités mais aussi de leur responsabilité et que leurs actions laissent une empreinte positive sur la société dans laquelle ils opèrent.

Malgré les efforts des ONG pour rendre le tourisme togolais dans de bon drap, beaucoup reste à faire pour que le thème de cette année, « Le tourisme durable – outil de développement » puisse impacter réellement les populations. Aussi la journée mondiale du tourisme responsable et respectueux célébrée chaque 02 juin doit être l’essentiel à promouvoir.

E-Plus

Tag(s) : #ACTUALITES
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