Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

« Moi j’élève les poulets de chair. Pour la pondeuse, je prends cela chez un fournisseur. Il produit les poussins d’un mois que je récupère. Je les suis jusqu’à la vente. Je ne fais pas la ponte ».

Rester chez son grand père depuis son enfance, SAMATI Mawuena (Dieudonné) a appris traditionnellement l’élevage des pigeons et des poulets locaux. L’alimentation, le suivi régulier du poulailler, le comptage, la vente sont les activités de tous les jours de Mawuena.

Vue partielle du champ / Photo : Innocent Zewou

Démarré depuis juin 2019 avec un nombre de deux cent cinquante (250) volailles, un champ de pastèque, de melon, de manioc, de gboma (épinards), adémé (corètes potagères) et autres légumes, la « Ferme Dieudonné » est un endroit où se développe un élevage de poulets locaux et une culture de produits naturels contrôlés sans addiction de produits chimique. « Tout ce que je fais, comme vous le voyez déjà est une production naturelle contrôlée. Je ne mets pas d’engrais chimique. J’ai mis ensemble l’élevage et le maraichage parce que je sais que les excréments de la volaille vont me servir. C’est avec ça que je cultive mes légumes, et tout ce que vous trouvez sur toute la surface » a expliqué Mawuena SAMATI.

Située à Afagnan-gbletta, derrière la résidence de la communauté des sœurs Saint Paul Laïc dans le quartier dit Klavémé, Mawuena vit avec sa petite famille, il allie d’autres activités rémunératrices à sa ferme afin de joindre les deux bouts et nourrir son poulailler, son champ et sa famille.

Vue partielle du poulailler / Photo : Innocent Zewou

Après neuf (9) mois d’activités, la ferme Dieudonné a approvisionné plus d’une cinquantaine de clients en produits maraichers, en poulets de chair et en fruits de pastèques et de melons. Ses clients viennent de la préfecture de Bas-mono et d’une partie de la préfecture de Vo. Il faut souligner que certains revendeurs et particuliers de la capitale Lomé viennent aussi s’approvisionner des produits bios de cette ferme, du coup, Mawuena a de grandes ambitions pour satisfaire un plus grand nombre. « Vu la demande, je veux agrandir ma production en élevage et en maraichage. Ma production est naturelle et contrôlée et je veux la pérenniser. Avec d’éventuels soutiens que je continue de solliciter auprès des bonnes volontés, je compte clôturer ma ferme afin de bien protéger mes volailles. Etant donné que je prends mes poussins chez un fournisseur, je voudrais moi-même m’assurer de la ponte afin d’être plus autonome. Pour cela, il me faut des couveuses et des outils appropriés. Là je ferai de la ponte jusqu’à la vente des poulets locaux de chair naturels. Pour mon champ, j’utilise le courant électrique qui alimente un suppresseur, mais l’eau manque à des moments car le puits est fait artisanalement. Si je peux avoir une aide pour faire un bon forage qui pourra desservir toute la surface cultivable, je crois que matin comme soir, saison pluvieuse ou sèche, il y aura de quoi à approvisionner toutes les demandes sans rupture et je peux ainsi être le numéro 1 dans la production des produits naturels contrôlés dans la préfecture de Bas-mono et pourquoi pas nourrir toute la région maritime » visionne  Mawuena SAMATI.

Vue partielle de l'espace Maïs / Photo: Innocent Zewou

Avec ses propres fonds et l’aide de certains de ses amis, Mawuena reste aujourd’hui celui qui rêve grand pour un Togo nourrit en produits locaux et surtout naturels. Après déjà deux saisons de vente son poulailler compte encore une centaine de poulets locaux prêts à consommer, accompagné d’une bonne sauce de légumes de son champ sans oublier les différentes sortes de piments. Après vous pouvez prendre les fruits que vous voudrez bien, soit la pastèque ou du melon pour bien digérer.

AKH

Tag(s) : #REPORTAGES
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :