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INTERVIEW/PROJET RBT DM : LA RESERVE DE BIOSPHERE ENTRE LE BENIN ET LE TOGO ENREGISTRE PAR L’UNESCO

« Je tiens à remercier une fois encore les populations qui ont bien voulu comprendre et qui ont adhéré aux principes, mais je pense que le plus dur est à venir … » Honam ATSRI

Depuis 2014, le complexe des mares aux hippopotames d’Afito est identifié comme site d’intérêt écologique et économique pour la création de la réserve de biosphère transfrontière du mono et appuyé par la GIZ. Cet accompagnement s’est fait par un financement du Ministère de la république fédérale de l’environnement, de la protection de la nature, de la construction et de la sûreté nucléaire de la république fédérale d’Allemagne. Cette réserve de biosphère qui se crée dans le canton de Sendomé, se situe parmi les six (6) réserves reconnues et validée par l’Unesco. Qu’est-ce qui a été fait jusqu’à cette reconnaissance de la réserve de site aux hippopotames d’Afito ? La rédaction de Nature et Environnement en parle avec le Coordonnateur National du projet réserve de biosphère transfrontalière du delta du mono (RBT DM), Honam ATSRI.

N. E. : Bonjour monsieur ATSRI Honam

ATSRI Honam: Bonjour monsieur le journaliste

Vous êtes le coordonateur de la GIZ au Togo, coordonnateur National du projet réserve de biosphère transfrontalière du delta du mono. Parlez-nous du travail qu’effectue la GIZ dans la création des réserves de biosphère et surtout le site d’Afito.

Le projet RBT DM est arrivé dans la réserve du site d’Afito qui était dans un état de gestion peu structuré, donc nous avons vu que de petites actions sont menées mais pas bien cadrées, ainsi à partir de 2014, nous avons commencé par accompagner notre partenaire CDAC-ONG (Centre de Développement des Actions Communautaires) d’élaborer une stratégie de surveillance qui a été testé après un (1) an ; et cette stratégie a été actualisée en 2015 ; donc aujourd’hui nous avons une nouvelle stratégie de surveillance qui est plus adaptée aux réalités de la zone. Ensuite, nous avons conduit des travaux de cartographie participative qui consiste à mobiliser les savoirs locaux, des populations pour mettre en place des règles de gestion et d’aménagement ; et donc ces travaux de cartographie participative nous ont permis d’élaborer ce que nous appelons une Convention locale de gestion et des ressources naturelles qui en somme sont des règles de gestion consensuelles qui sont définies entre les utilisateurs de ressources et le gestionnaire. Là il s’agit de l’Ong CDAC qui est une structure technique qui doit veiller sur la gestion des ressources et l’association qui a été mise sur place.

En collaboration avec CDAC-ONG, vous avez validé le plan d’aménagement et de gestion du site d’Afito le 22 juin à Tabligbo. Qu’est ce qui se trouve dans ce plan d’aménagement ?

Il faut dire que ce plan d’aménagement validé le 22 juin n’est pas quelque chose qui ne se fait pas déjà. C’est l’ensemble des activités de gestion qui se déroulent et de petits aménagement qui se font ici et là qu’on a essayé de regrouper dans un document cadre. Donc ce document donne des grandes orientations sur ce qui est gestion et aménagement du site sur 10 ans. Et donc, nous sommes déjà en train de mettre en œuvre ce plan d’aménagement parce que dans le partenariat entre la GIZ c’est-à-dire le projet RBT DM et notre partenaire d’exécution qui est l’Ong CDAC, nous l’accompagnons chaque moment avec un appui technique et financière séquencé dans l’année et donc on prend en fait les activités qui sont déjà prévus dans le plan d’aménagement  qu’on essaye d’opérationnaliser dans la subvention qui leur ait accordé au quotidien. Ce plan d’aménagement est déjà entrain d’être mise en œuvre et est estimé à plus de 245 millions sur les dix (10) ans. En somme ce plan referme des activités que l’ensemble des acteurs peuvent utiliser pour mobiliser des fonds en vue d’exécuter toutes les activités qui y sont inscrites pour sa véritable mise en œuvre.

La réserve de biosphère, disons le complexe des mares aux hippopotames d’Afito a été enfin reconnu par l’Unesco qui l’a enregistré. Une information de la cellule de communication de l’Unesco qui est relayée par de nombreux sites d’information étranger. Qu’est ce que cela vous dit ?

(Sourire…) Je tiens à remercier une fois encore les populations qui ont bien voulu comprendre et qui ont adhéré aux principes, mais je pense que le plus dur est à venir ; parce que quand vous vous référez à ce qu’on appel réserves de biosphère, en clair c’est un site d’expérimentation du développement durable qui veut concilier la conservation de la biodiversité et l’utilisation durable des ressources naturelles. Avec cette définition ça veut dire que les populations aussi doivent adapter leurs pratiques de gestion et l’utilisation des ressources pour qu’elles puissent être compatibles avec la gestion de la biodiversité. Ça veut dire qu’on nous appelle à une conversion ou à une transition que je peux qualifier de transition écologique ; ça veut dire que nous devons amener nos populations à changer de comportement parce que ce qu’ils ont obtenus, c’est une reconnaissance internationale, ce qui veut dire que leur territoire doit être surveiller et gérer selon les normes environnementales et servira de territoire de recherche en termes d’activités sociaux-économique, en terme d’activités de conservation et en terme d’activités de développement. Ainsi toutes les infrastructures qui doivent être mise sur pied dans la zone doivent tenir compte des normes.

L’équipe de la rédaction vous remercie !

C’est plutôt moi qui vous dit merci.

La rédaction

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