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LE LABORATOIRE BOTANIQUE ET ECOLOGIE VEGETALE DE L’UNIVERSITE DE LOME S’INTERESSE A LA FORET SACREE D’AKISSA

« Ce qui nous a marqué, c’est l’implication totale de la population dans les initiatives locales. Et nous croyons fermement que lors de notre seconde visite ici, cette population fera un bon travail » a dit madame Madjouma Kanda

Une émission d’évaluation préliminaire a été organisé par le Laboratoire de Botanique et Ecologie Végétale de l’Université de Lomé sur la forêt sacrée Akissa le vendredi 16 juin 2017.

Conduite par madame Madjouma Kanda, Enseignant-Chercheur au Laboratoire de Botanique et Ecologie Végétale Département de Botanique, la mission a inspecté sur certaines espèces végétales de ladite forêt, les actions menées par les populations d’Adamé dans le cadre de la conservation de ces espèces, les projets de reboisement en cours etc.

La forêt Akissa, une forêt des années 1700, se situant dans la préfecture des Lacs, est un héritage des peuples « pla » du sud Togo, autochtones d’Adamé. Périodiquement, sous les ordres des dieux de la forêt, ces peuples célèbrent leur fête dénommée AKISSA-HOUNGBA, que cela soit chaque deux ans, trois ou quatre ans. Dans cette forêt se développent beaucoup d’espèces, végétales comme animales. Aujourd’hui l’on peut trouver les animaux comme les phacochères dans cette forêt, ce qui redonne un renom à AKISSA.

L’étude menée par le département de botanique de l’université a porté sur la pérennité des palétuviers et surtout sa conservation.

Pour madame Madjouma Kanda, Enseignant-chercheur au LBEV de l’Université de Lomé c’est une première mission « Nous sommes venus ici dans le cadre d’une mission qui nous conduira à une nouvelle mission. Nous avons décidé de suivre le projet de reboisement des mangroves dans cette forêt parce que notre partenaire, l’Ong Cosol Pg est ici et nous sommes venus aujourd’hui dans le cadre de cette première mission d’avant lancement du projet. Nous avons sillonné une partie de la forêt et nous sommes arrivés au niveau du fleuve Vinci là se fera le reboisement, en venant nous avons vu l’état du terrain. Nous nous sommes informés sur l’apport de la population dans ce grand projet. Ce qui nous a marqué, c’est l’implication totale de la population dans les initiatives locales. Et nous croyons fermement que lors de notre seconde visite ici, cette population fera un bon travail »

Le projet de conservation de la forêt Akissa est piloté par l’Ong Coopérative de Solidarité Paternê Group (Cosol Pg). Pour les premiers responsables de Cosol Pg, la création d’une réserve de biosphère rentre dans les avantages des populations riveraines et de tout un pays.

Aujourd’hui, le reboisement reprend dans Akissa et c’est ce qui permettra à cette mission de l’université de Lomé département de Botanique de repasser pour une seconde fois. « Nous démarrons le reboisement des palétuviers dans les derniers mois de l’année si tout va bien en décembre. Nous croyons qu’en ce temps là l’eau va partir un peu et on aura la terre fertile pour mettre les propagules en terre. Mais il faut dire qu’il y a un temps je suis rentré dans la forêt et ce que j’ai vu aujourd’hui, cela montre que les populations se donnent pour le travail. La forêt devient de plus en plus touffue, il n’y a plus de coupe anarchique mais le grand défi c’est les bouviers qu’on doit essayer de recadrer.  L’Association des Riverains de la Forêt Akissa Dagbénéba (ARIFAD) fait un bon boulot et nous sommes confiant qu’au temps venu pour la mise en terre des graines de palétuviers, ce que nous appelons souvent mangroves, ces braves hommes et femmes vont encore se joindre à nous pour le meilleur de la forêt d’Akissa » a souligné le coordonnateur de Cosol Pg Kpati Aguey.

Les populations d’Adamé se sont réjouies de l’importance que l’Université de Lomé a accordée à leur forêt.

Hervé Le Prince

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