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FORET SACRE GODJE-GODJIN : VERS DE NOUVELLES TECHNIQUE POUR SA PROMOTION

Prévu pour se dérouler dans la forêt sacrée Godjé-Godjin, canton Essè et Gboto, l’émission délocalisée de la Radio Mokpokpo s’est enfin déroulée à Gboto Vodoupé au siège de l’Association de Conservation et de Promotion Culturelle de la forêt sacrée godjé-Godjin (ACPC) ce vendredi 07 juillet 2017. Motif, la pluie du mercredi à jeudi et au petit matin de vendredi a endommagé l’état de la voie d’accès à la forêt.

Dans l’agenda de l’émission Nature et Environnement de la Radio Mokpokpo, il est prévu des émissions délocalisée sur les sites d’écotourisme, de forêt et de réserve de biosphère pour faire parler les populations locales gestionnaire de ces sites dans le but de faire leur promotion.

En effet, après le site Afito dans le canton Sendomé, l’équipe de l’émission s’est retrouvée à Gboto Vodoupé pour rencontrer l’ACPC. L’entretien a tourné autour de la question « Comment promouvoir les acquis de la forêt Godjé-Godjin par de nouvelles techniques ? »

Se situant dans la Réserve de Biosphère Transfrontière du delta du mono en création entre le Bénin et le Togo, reconnue par l’Unesco, la forêt sacrée Godjé-Godjin renferme des espèces animales et végétales qui sont menacées. Aujourd’hui, cette forêt commence à retrouver son prestige d’autrefois, d’où la présence des espèces animales qui avaient fuit les ravisseurs et chasseurs.

Au cours de l’émission, les membres de l’ACPC ont tout d’abord retracé le fil du travail qui se fait depuis 2015 jusqu’à nos jours et les problèmes auxquels ils font face chaque jour que le bon Dieu fait. « Entre temps, il y a eu un problème à propos des chasseurs qui venaient chasser sans qu’on ne sache. Le problème a duré un peu. Mais avec l’intervention du président dans cette affaire, il faut dire que nous avons trouvé, disons une solution. On a essayé de les répertoriés et ils sont devenus des gardiens pour eux-mêmes » a laissé entendre l’éco garde Abalo Adjassodé.

Godjé-Godjin, cette forêt sacrée se situé entre les cantons Essè et Gboto. En temps de pluie, la zone est difficile d’accès. La piste Gboto-Godjinmé, accès rapide, longue de 6 km devient souvent impraticable. L’autre solution d’accès est le parcours de 16 km pour un tour difficile avec le mauvais état de la voie en en passant par Essè Ana.

Depuis quelques semaines, un système de reboisement a démarré sur 10ha. Ce qui se fait chaque moment pour couvrir toute la forêt surtout les lieux on l’on ne trouve pas d’arbres. « Au fait il faut dire que pour le reboisement que nous sommes entrain de faire, nous avons commencé depuis. D’abord, il nous est signalé qu’il faut que nous enlevions tous les tecks qui sont dans la forêt car ils ne facilitent pas le développement des autres espèces qui sont importantes. Alors nous avons fait des groupements qui font le travail à tour de rôle. Et ils sont tous payés » a souligné Koami Adjaholou, le président de l’ACPC.

« Le travail abattu par l’ACPC avec le soutien technique de l’Ong Agbo Zegué et du partenaire financier la GIZ, est à qualifier et à applaudir. Le travail n’a pas été facile. Depuis que nous sommes arrivés pour ce travail dans cette forêt, nous avons constaté de nombreux changement. Il y a de cela un moment, la forêt prenait feu chaque année mais depuis 2016 jusqu’à nos jours, il n’y a plus eut feu dans cette forêt. Le mal aujourd’hui est le manque de piste d’accès praticable à tout moment » s’est exprimé Abré Tchao, Animateur de l’Ong Agbo Zegué.

Les nouvelles techniques évoquées pour la promotion des acquis de la forêt sacrée godjé-Godjin sont des demandes que l’Association de Conservation pour la Promotion Culturelle de ladite forêt formule à l’endroit des autorités administratives et gouvernementales, des partenaires et acteurs de l’environnement, la diaspora de Yoto pour leur venir en aide. « Pour que cette forêt ait encore de une nouvelle image, il faut qu’il y ait une voie d’accès. Souvent les gens sont tentés de nous visiter, mais une fois qu’ils arrivent et constate l’état de la voie avec des trous à chaque un mètre, en saison sèche et des voies pratiquement bloquées en saison pluvieuse, ils retournent tout simplement. Alors il faut que le gouvernement togolais fasse quelque chose de si vite pour arranger les routes de notre préfecture. Surtout les voies Gboto-Godjinmé, Gboto-Essè et autres. Si cela est fait, vous verrez que tout ce que nous avons mis en marche ici sera reconnu partout. On a entendu dire que toute la réserve est enregistrée dans le patrimoine mondial des Réserves de Biosphère de l’Unesco, mais quand il n’y a pas de voie, vous voyez que c’est un peu difficile non ? C’est pourquoi nous demandons de l’aide pour le revêtement de la voie » s‘est interrogé le président Koami Adjaholou

Djobo kodjo, vice président de l’ACPC a renchérit en demandant à ce que les autres acteurs de l’environnement et surtout la GIZ à faire quelque chose.

En fin d’émission, les membres de l’ACPC ont tenu à remercier toutes les ONGs qui travaillent sur le projet RBT pour promettent mettre en pratique de bons comportements et de nouvelles techniques pour la promotion des acquis de leur forêt.

Hervé Le Prince

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