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EPLUS MEDIAS 228

BAS-MONO/ AGOME : MOUVEMENT D’HUMEUR CHEZ LES PRODUCTEURS DE RIZ D’AGOMEGLOZOU

La foule des producteurs en direction des services

Les producteurs de riz du canton d'Agoméglozou ont manifesté leur mécontentement envers le directeur du projet de riziculture d'Agoméglozou, monsieur Baba KAKABOU, Ingénieur Agroéconomiste. Les manifestations ont eu lieu dans la journée du mercredi 20 juin 2018 au centre de la riziculture du canton d’Agomé. Ces producteurs réclament la tête du directeur pour toute leur dette occasionnée envers la Fucec d’Afagnan et d’autres institutions de micro finance.

Le Projet d’aménagement hydro agricole de la Basse Vallée du fleuve Mono (PBVM) démarré depuis 1974 a été toujours une source de souffrance des pauvres paysans de la préfecture de Bas-mono et précisément d'Agomé glozou. Il a été promis à ces derniers qu’ils auront des financements afin de rénover leur logis en dur, la toiture de leur chambre et faire une vie meilleure.

Depuis longtemps, ces derniers ont grandit de dette en dette et la campagne de 2016-2017 a été la pire des campagnes qui vient en goutte de surplus. Aucuns producteurs n’ont récolté de grains de riz afin de soulager les dettes cumulé à la Fucec-Togo d’Afagnan. Cette année, la campagne a démarré mollement avec l’absence d’eau dans les vannes et sur les champs de culture. A cela s’ajoute les convocations de la part des institutions de micro-finance et de la Fucec.

Au centre du projet d’Agoméglozou ce mercredi 20 juin 2018, les producteurs ont interdit l’entrée aux acheteurs ; la sortie des agents de l’ICAT coptés sur le projet a été bloqué par l’enchainement de leurs engins. Les portes des services ont été toutes fermées et bloquées. Ces producteurs réclament la tête du Directeur du projet, Baba Kakabou qui ne réside pas dans la préfecture. Ce dernier sensé être proche des populations, ne vient au service (Agoméglozou) seulement trois (3) ou cinq (5) fois par mois. Ce que déplore les producteurs chargés de dettes. « Nous voulons voir monsieur Kakabou, il a mal géré les fonds du projet. Depuis déjà quelques années, nous sommes en faillite et nous roulons sur des dettes ici. Vous savez quoi, actuellement à l’heure où je vous parle il y a un président de groupement qui est mort à cause des dettes. Les agents de Fucec nous réclament leur argent tous les jours et l’autre fois, nous avons encore été convoqués. Vu la fatigue et la détresse, et les menace de ces agents à notre endroit, notre frère qui est mort actuellement leur a dit sous l’effet de colère qu’ils n’ont qu’à venir prendre leur argent dans l’au-delà. C’est regrettable. Nos dettes sont nombreux et moi je ne sais pas si je pourrais les éponger avant de mourir car cette année nous avons mis les semences encore en terre, il n’y a pas d’eau et tout est parti » a laissé entendre le Secrétaire général du CGP (Comité de Gestion du Périmètre) Safo GBLEDO.

Les producteurs entrain d'enchainer les motos

 Pour les manifestants, le gouvernement a octroyé un fond de garanti qui devrait couvrir les dettes et les mauvaises saisons afin d’éviter les pire aux producteurs ; ce fond s’élevant à cinquante quatre millions (54 millions) de nos francs Cfa, a été bloqué par le directeur qui ne voudrait pas faire des décaissements.

En effet les motopompes sont gâtées, ce qui rend difficile l’irrigation des champs. « Nous avons trois préoccupations : il y a le problème des motopompes qui sont gâtées. Il faut que cela soit fonctionnel d’ici deux jours pour que nos champs soient irrigués pour que nos semences puissent prendre. Le second point est nos dédommagements. Depuis longtemps, nous ne sommes pas dédommagés. Nos terres sont confisquées et il y a un silence de fou. Nous voulons qu’on nous dédommage. Et le point trois est le compte de la gestion des fonds du projet. Depuis longtemps, nous n’avons jamais eu de compte sur le cinquante quatre millions (54 millions) de garanti du projet. Nous sommes pressés » a lancé le trésorier Komlan Adossi du CGP.

Dans les environs de treize heures (13H), le préfet de Bas mono alerté est venu afin de calmer les manifestants. Kokou Amétépé Sogbo a interpellé le directeur qui a dû quitter Lomé pour rejoindre Agoméglozou afin de répondre au préfet. « Nous allons appeler le réparateur, il est à Adidogomé, Lomé il viendra voir la machine » a-t-il lancé à la foule dès son arrivée.

Le préfet, avant de partir a intimé l’ordre au directeur de faire son tout possible pour faire venir le réparateur afin que la machine soit réparée. Ainsi les champs seront irrigués afin que cette campagne de riz ne soit plus un fiasco.

Rappelons que sur les trois points de revendications des producteurs de riz d’Agomé, seul le premier point semble trouver une approche de solution. Les deux autres points à savoir : le dédommagement et le compte des fonds du projet sont restés intouchables.

Hervé - de retour d'Agoméglozou

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