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Rémi Komlan ADEGNON, DG CAEK Sarl

Les 28 et 29 mai 2021 s’est tenu à l’hôtel du 2 Février de Lomé un atelier de concertation des acteurs sur les études et plans de développement des filières volailles, maïs, riz et tomates. Organisé par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA), cet atelier a vu la participation de plusieurs acteurs de production issus des filières précitées.

Pour le compte de la filière tomate, nous avons rencontré le directeur général du Centre Agropastoral Emmanuel- Kom (CAEK – Sarl) Rémi Komlan ADEGNON, qui va s’occuper du cluster de transformation de tomate Vo-Lacs et Bas-Mono. Il a accepté nous dire l’essentiel sur cette rencontre.

 

Bonjour Rémi Komlan ADEGNON, votre centre CAEK Sarl fait quoi exactement ?

Merci ! Notre centre a plusieurs lignes d’activités. Nous faisons de l’élevage, la pisciculture, l’agriculture, nous transformons les produits agricoles à l’instar de la tomate et sur le marché vous pouvez retrouver la tomate concentrée Reto, nous avons aussi mis sur le marché le jus Reto fait à base de passion, d’autre à base d’ananas et une autre à base du gingembre. Nous formons aussi les gens en rédaction de projet et création d’entreprise.

Cette rencontre est basée sur 4 filières à savoir le maïs, les volailles, le riz et la tomate, et nous y sommes pour le compte de la tomate.

Alors que savoir de cette rencontre dont votre structure a pris part ?

Il faut dire que c’est la FAO qui a tenu la rencontre en collaboration avec le MIFA. Entre temps, les experts de la FAO étaient passé pour une enquête nationale sur la filière tomate. Donc cette enquête concerne la filière tomate et de ce point, cela commence de la semence jusqu’à la consommation.  Qui sont ceux qui fournissent les semences, les producteurs, quels sont les types de producteurs, y a-t-il des producteurs professionnels (ceux qui ont pour métier la production). La même chose a été faite du côté des transformateurs sur l’ensemble du territoire ainsi que les commerçants.

 

Après cette enquête, quelle analyse a été établie selon vous ?

Il faut dire qu’au niveau des producteurs, l’analyse révèle des producteurs professionnels et de non professionnels. Dans ce cadre, les petits producteurs c’est-à-dire ceux qui font la production pluviale représentent plus de 60% du lot. En bref, il s’agit d’augmenter leur champ de production en les équipant d’avantages afin de limiter les pertes.

Et c’est la solution à la limitation de ces pertes qui a été au cœur de cette rencontre du 2 Février n’est-ce pas ?

Oui, c’est la situation à améliorer. Donc à cette rencontre, ils ont dit qu’ils vont procéder à la création de 4 unités de semi- modernes. Et les 4 unités seront fait en clusters et Vo, Lacs, Bas-Mono auront une unité de transformation, Blitta et Est mono seront ensemble, Kozah et Binah dans une seule unité ainsi que Tône et Cinkassé pour la 4e unité de transformation. Selon les informations, notre unité de transformation doit transformer 6 tonnes de tomates par heure.

Alors quelle est la durée du projet ?

Il faut dire que le projet cours de 2021 à 2030. On va commencer par l’amélioration de la production au niveau des producteurs. On peut installer des zones d’aménagement planifiée pour la tomate, l’installation des équipements d’irrigation. Tous les acteurs du gouvernement sont impliqués à l’instar du ministère de l’agriculture, du commerce, l’ITRA. A notre niveau, nous sommes déjà en route pour remobiliser notre ligne car nous avons une liste de producteurs avec laquelle nous travaillons depuis.

 

Propos recueilli par Hervé A.

Tag(s) : #INTERVIEWS
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