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EPLUS MEDIAS 228

RESTAURATION DES PAYSAGES FORESTIERS AU TOGO : REFACOF ET SES GROUPEMENTS DE FEMMES VEULENT CONTRIBUER A LA RESTAURATION DES ZONES DEGRADEES DE L’AIRE PROTEGEE DU MONT BALAM

La Présidente lors de son intervention

Appui aux groupements féminins pour la restauration des paysages forestiers dans les préfecture de Blitta et des Lacs au Togo, c’est dans le cadre de cette Activité Spéciale que le Réseau des Femmes Africaines pour la gestion Communautaire des forêts au Togo (REFACOF-TOGO) a initié une séance de de reboisement et de sensibilisation à Pagala-Gare et Gassi-Gassi dans la préfecture de Blitta. L’activité a eu lieu le mercredi 29 juin 2022.

Afin de célébrer en différée la journée nationale de l’arbre au Togo, une séance de mise en terre des plants suivie de sensibilisation de la population de Pagala-Gare et de Gassi-Gassi a eu lieu dans la préfecture de Blitta en présence des autorités administratives et traditionnelles de la localité.

Contribuer à restaurer l’aire protégée du Mont Balam et agir pour la restauration des terres dégradées, c’est l’objectif poursuivi par le REFACOF-Togo en mettant en terre pour la seule journée du mercredi 29 juin 2022, 807 plants de plusieurs essences sur une superficie de 2,10 ha. Après cette séance de mise en terre de plants, la phase de sensibilisation a eu lieu avec les interventions du Directeur régional de l’environnement et des ressources forestières de la Centrale, le Lieutenant-colonel AFFO Até Badjaniou, sur la thématique « Les facteurs de dégradation des ressources forestières : cas de l’aire protégée du Mont Balam », de la présidente du REFACOF-Togo, Dr Amah ATUTONU, Epse KUEVIAKOE sur le thème : « La place de la femme dans la réalisation des ambitions de reboisement au Togo ».

Les femmes à l'écoute du DR Environnement

Dans son intervention le directeur régional de l’environnement a invité les groupements à mettre en place de nouvelles techniques d’agriculture afin de profiter de leurs terres et d’être à l’abri de multiples facteurs de dégradations dont elles-mêmes sont parfois actrices. « Nous sommes à un moment où il faut varier les cultures sur le même sol, faire la rotation des cultures. L’introduction des plants agroforestiers dans les champs serait aussi un atout. Pour notre aire protégée, plusieurs essences de plants vont être mises sur l’espace afin de redonner vie à cette forêt » a stipulé le DR Lt/Col des eaux et forêts AFFO Até Badjaniou. Insistant sur la place de la femme dans la double ambition quinquennale et décennale du gouvernement, la présidente du Réseau des Femmes Africaines pour la gestion Communautaire des forêts au Togo, Dr Amah ATUTONU, Epse KUEVIAKOE a expliqué les besoins liés aux femmes avant d’avancer que ces dernières sont les premières à profiter des plants que l’on mette en terre. « Elles sont les premières à être exposées aux effets des changements climatiques ; elles tirent leurs moyens de subsistances de la forêt (eau, bois de chauffe, charbon de bois, produits forestiers non ligneux). En reboisant, elles créent des conditions pour satisfaire leurs besoins quotidiens et renforcer leur résilience face aux effets des  changements climatiques.» avant de poursuivre que « ces femmes vont bientôt bénéficier d’une formation en  transformation du manioc en gari et tapioca. Les équipements nécessaires leur seront donnés grâce à l’appui de SOKA GAKKAI à travers l’Organisation Internationale pour les Bois Tropicaux (OIBT).» a fait savoir la présidente du REFACOF-Togo.

Séance de reboisement

Au total, huit (08) essences, à savoir Cola gigantea, Khaya senegalensis, Terminalia superba, Antiaris africana, Afzelia africana, Diospyros mespiliformis, Vitellaria paradoxa et Pterocarpus erinaceus ont été mises en terre afin de participer à la restauration des terres dégradées pour le bien de l’aire protégée du Mont Balam.

Ces deux interventions ont permis aux groupements de femmes présentes de s’affirmer de nouveau pour impacter la localité, non seulement mettre en terre des plants, mais en protégeant les plants afin de permettre un développement durable et une autonomisation parfaite de la femme.

Pour le maire de la Commune de Blitta 1, l’objectif poursuivi par le REFACOF-Togo ne manquera pas de soutien local « Nous sommes très content du travail que fait les femmes de notre commune et nous croyons que l’apport de REFACOF ne manquera pas de soutien communal. La restauration de l’aire protégée du Mont Balam va aider nos enfants à revoir les animaux qui n’existent plus ici car ces animaux vont revenir, la même chose pour certaines plantes médicinales. Nous disons un grand merci à REFACOF et à sa présidente qui aussi la directrice des ressources forestières du Togo » a laissé entendre M. DAZIMWAÏ Yao Bassambadi, Maire de la Commune de Blitta 1.

Photo de famille

Heureuse de l’action du REFACOF à leur endroit, la présidente du groupement de femme Niniwemtigue, spécialisé dans la culture du soja et le reboisement, Mme KAWEA Mikona a promis que l’information fera le tour des villages du canton de Pagala et même au-delà afin que d’autres femmes se joignent à elles pour un développement local durable.

Hervé A.

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